Group Exhibition 'REVISITING LANDSCAPE & STILL LIFE' 5th December 2009 - 30th January 2010

Galery Bafa Foto is very pleased to present its final autumn exhibition “Revisiting Landscape and Still Life”, which will run through Christmas and open the New Year 2010. This group show brings together nine internationally acclaimed photographers, as well as three new young talents. The exhibition presents a survey of how these contemporary artists are reinterpreting the classical genres of ‘Landscape’ and ‘Still Life’.

In this age of widespread concern about the impact of modern life on the environment, the traditional ideal of nature in the history of European art – generally portrayed as wide open spaces of untouched beauty – is re-examined by artists today. Do the romantic metaphors that inspired painters like J.M.W. Turner and the Impressionists or photographers like Ansel Adams still hold true? Have industrialisation and pollution made the hope and purity represented in these idealised landscapes seem naïve, or do such scenes still have the power to move us?

In the series Icy Prospects Jorma Puranen captures the beauty and the instantaneity of Northern Norwegian landscape on the surface of a black wood plank. By denying the viewer any direct admiration of the landscape as such, he lets us lose ourselves in its abstract reflection, which still holds all the true colours and the light of the original landscape. Martina Lindqvist, another Finnish artist, draws on her childhood memories and old family photographs to recreate silent and serene scenes from her summer trips to Rågskär Island. Realising that by re-photographing the island today all the past memories and perceptions inherent to the island would be lost, she skilfully constructs 3D replicas of the old photos. Gareth McConnell reduces the scope of this genre and photographs up close the pure fragility of white cherry blossoms in the night.

Similar to landscape, the traditional image of a still life had to evolve in order to appeal to the senses of an individual today. The voluptuous baskets of ripe fruit, cascading bouquets in magnificent vases and kitchen scenes with game first portrayed by the Dutch painters during the Northern Renaissance gave way to the multitude of interpretations. Martin Klimas starts off the original idea of the flower still life before destroying it by shooting at the vase. The photograph taken in the first seconds of the explosion captures the fragility and beauty of the flower in its receptacle just before it vanishes. Véronique Ellena, minimises the ordinary fruit and game still life to retain the essential sensations given off by her chosen object and its surroundings. The depth and the dense silence of her series Natures Mortes is striking, as one can almost taste her Grenade or smell Les Brioches. Sebastiaan Bremer inspired by his Dutch heritage, creates intricate drawings of still lives. Using old family photographs as his support, Bremer transforms them into delicate webs of white dots, which retrace each object in the most meticulous way. Leonora Hamill, in her series Art in Progress, photographs empty studios in art schools, capturing on film carefully constructed still life compositions. The colourful drapes, the random props, paint smudges visible on the floor, are among the multitude of traces left by young artists which were carefully captured by Hamill’s camera.   

“Revisiting Landscape and Still Life” encourages the viewers to see  the two classical genres of painting, like ‘Landscape’ and ‘Still Life’ through the eyes of contemporary photographers, who through very individual approaches have managed to breath new life into artistic tradition.

 

 

 

La galerie Bafa Foto est très heureuse d’annoncer l’ouverture de son exposition festive intitulée redécouverte – paysages et natures mortes d’aujourd’hui et avec qui elle inaugurera le nouvel an 2010.

Cette exposition collective réunit non seulement neuf photographes de renommée internationale, mais elle présente aussi trois jeunes talents encore inconnus en Suisse. Le fil rouge de ce rassemblement d’artistes est leur réinterprétation des genres classiques de la « nature morte » et du « paysage ».

Aujourd’hui où la préoccupation pour les conséquences de la vie moderne sur l’environnement est plus qu’actuelle, l’idéal traditionnel de la nature dans l’histoire de l’art – un idéal qui considère la nature comme un vaste et sublime espace inaltérée – est remis en cause par le groupe d’artistes exposé. Qu’en est-il des métaphores romantiques qui inspirèrent profondément les artistes tels que J. M. W. Turner, les Impressionnistes ou encore certains photographes comme Ansel Adams ? L’industrialisation et la pollution ont-ils rendu obsolètes l’espoir et la pureté représentés dans ces paysages idéalisés ? Ou au contraire, est-ce possible que le paysage réussit toujours à nous toucher ?

Dans le série Icy Prospects, l’artiste Jorma Puranen fixe sur une planche de bois noire la beauté et le caractère éphémère de sa terre natale, la Finlande. Le spectateur est ainsi amené à contempler non pas la nature originelle et éphémère, mais plutôt son reflet lequel pourtant n’altèrne en rien la couleur et la lumière éblouissante de cette dernière. Martina Lindqvist, autre artiste scandinave, réitère ses souvenirs d’enfance de l’île de Rågskär en retravaillant les photos de famille afin de recréer des silencieux et sereins paysages de cette île. Pour ne pas perdre l’image et le goût qu’elle a gardé en elle de Rågskär, l’artiste a préféré construire des maquettes 3D de l’île d’après les anciennes photos au lieu de rephotographier l’île actuelle. Gareth McConnell ne se laisse pas intimider par l’immensité du genre et focalise son regard sur une infime et fragile partie du paysage - nocturne en l’occurrence - c’est-à-dire sur les fleurs de cerisier.

A l’instar du paysage, la nature morte s’est elle aussi adapté au goût de l’individu moderne. Nous connaissons tous les représentations de corbeilles de fruits mûres, de cascades de bouquets de fleurs dans des vases richement ornées ou encore les scènes de chasse dans les intérieurs de cuisine que les peintres de la Renaissance Nordique ont imaginé et qui ont fait couler beaucoup d’encre.

Les traditionnelles natures mortes de fleurs sont la source inspiratrice des photographies de Martin Klimas qui pourtant les fait littéralement exploser avant de les photographier. Il en résulte des photos qui montrent des vases éclatés ce qui accentue la fragilité et la beauté éphémère des fleurs. Véronique Ellena réduit la nature morte qui est traditionnellement riche en détails exubérants et elle n’en retient que quelques simples objets, choisis en fonction des émotions essentielles que ceux-ci dégagent. La profondeur et le dense silence qui émanent de sa série des Natures mortes touchent profondément le spectateur qui se sent capable de toucher les grains de la Grenade ou sentir l’odeur douce des Brioches. Sebastiaan Bremer, inspiré par sa culture néerlandaise, crée des peintures de natures mortes les unes imbriquées dans les autres. En utilisant lui aussi des anciennes photos de famille, Bremer transforme ses supports en de fines toiles de points blancs qui retracent chaque objet de manière méticuleuse. Leonora Hamill photographie, dans sa série Art in Progress, les ateliers vides de différentes écoles de Beaux-Arts, captant ainsi sur sa pellicule des compositions savamment construites. Les drapés colorés, les quelques accessoires éparpillés, les taches de couleur visibles sur les sols, tout cela témoigne de la présence d’artistes dans ces lieux dont pourtant l’appareil photographique de Hamill ne capture que les traces.

Redécouverte – paysages et natures mortes d’aujourd’hui encourage le spectateur de re-examiner les deux genres classiques, la nature morte et le paysage, en se faisant sien le regard des photographes contemporains qui ont réussi par leur approche individuelle de donner un nouvel et énergique souffle à cette grandiose tradition artistique.

 

 
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